Lutte contre le gaspillage alimentaire : un nouveau cadre pour les industriels et la restauration collective

Dans le prolongement des États Généraux de l’Alimentation et de la loi EGalim, l’ordonnance publiée à l’automne par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation étend les dispositions existantes en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire. En ligne de mire notamment, les opérateurs de la restauration collective et les industriels de l’agroalimentaire.

De nouveaux opérateurs invités à participer à la lutte

Tous unis pour lutter contre le gaspillage alimentaire : c’était l’un des mots d’ordre des États Généraux de l’Alimentation auxquels la Fédération Française des Banques Alimentaires a largement contribué. Dix-huit mois après, c’est avec une certaine satisfaction que le réseau a pris note de la parution à l’automne d’une ordonnance élargissant le cadre de la loi EGalim à de nouveaux opérateurs et de nouveaux dispositifs. 

La restauration collective privée est la première concernée par cette ordonnance, rejoignant ainsi les opérateurs de la restauration collective publique dans leur obligation de lutter contre le gaspillage alimentaire. Si 2020 sera pour ces nouveaux venus l’occasion de réaliser des diagnostics préalables et d’identifier les leviers d’action adaptés à chacun, le texte fixe d’emblée certaines limites en interdisant notamment de rendre les invendus alimentaires encore consommables impropres à la consommation. Cette interdiction concerne désormais l’ensemble des opérateurs de la restauration collective (publique comme privée donc) ainsi que l’industrie agroalimentaire.

 

’Elior à Moulins
La cuisine centrale d’Elior à Moulins s’est engagée depuis juin 2019 à redistribuer ses excédents alimentaires

 

Des conventions de dons avec les associations de solidarité 

Autre nouveauté qui vient confirmer la volonté de l’État de mettre un maximum d’opérateurs sur un pied d’égalité : les opérateurs de la restauration collective préparant plus de 3000 repas par jour et les industriels de l’agroalimentaire réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros doivent désormais signer des conventions avec les associations d’aide alimentaire pour le don de denrées consommables. 

Comme l’explique Pierre de Feraudy, responsable du service ressources alimentaires à la Fédération, « que ce soit au niveau national ou local, nous travaillons déjà avec de nombreux industriels de l’agroalimentaire et avec de grands opérateurs de la restauration collective, y compris auprès de grands hôpitaux sur des métropoles comme Lyon ou Grenoble. Nous connaissons leurs contraintes, leur manière de fonctionner, ils connaissent le sérieux de notre réseau et la puissance de notre logistique : il s’agit donc de fixer noir sur blanc un cadre qui facilite les dons d’un côté et la récupération de l’autre ».

S’il est évidemment difficile de mesurer l’impact qu’aura cette ordonnance sur les volumes supplémentaires de denrées qui pourraient être ainsi récoltées, le réseau des Banques Alimentaires est d’ores et déjà en ordre de marche pour accueillir ces nouveaux opérateurs. Des renforts bienvenus pour continuer à proposer des produits diversifiés et de qualité aux personnes bénéficiaires. 

Pour toute question sur le sujet, contactez le Service Ressources Alimentaires de la FFBA.


 

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