Pommes de terre : le glanage solidaire a le vent en poupe

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Toujours plus proches des acteurs de terrain et des agriculteurs, les Banques Alimentaires nouent régulièrement des partenariats avec des producteurs afin de glaner les produits restés au sol après la récolte. L’occasion de récupérer des denrées supplémentaires, très appréciées des bénéficiaires, à commencer par les pommes de terre. Reportage.

Un partenariat gagnant-gagnant

Éviter le gaspillage des patates passées au travers des machines de ramassage, tout en faisant un acte de solidarité :  c’est le partenariat gagnant-gagnant que l’association “Les Marteaux du Jardin” a passé avec des agriculteurs de la région de Saint-Malo. Début septembre, un glanage a ainsi été organisé dans un champ de pommes de terre fraîchement récolté. Une quarantaine de bénévoles issus d’associations d’aide aux plus démunis ont participé à l’opération. « La Banque Alimentaire de Saint-Malo met à disposition un camion et des chauffeurs », explique Martine Derlin, chargée de communication. En septembre, plus de 600 de kilos ont été ramassés et distribués entre les structures associatives participantes. 

Tous mobilisés pour le « Patathon »

Dernièrement, un géant de la pomme de terre s’est aussi lancé dans l’aventure aux côtés des Banques Alimentaires. Depuis 2017, l’entreprise canadienne McCain, qui possède des usines dans le Nord et le Pas-de-Calais, organise un « Patathon » annuel. Cet automne, une dizaine de bénévoles de la Banque Alimentaire du Nord seront mobilisés aux côtés de bénévoles de divers horizons, dont des écoliers et leurs parents et professeurs, et des salariés du groupe. « Les légumes glanés sont placés directement dans le champ dans des filets de 5 kilos enlevés par la Banque Alimentaire », détaille Christian Becuwe, président référent des Banques Alimentaires des Hauts-de-France. Moment de convivialité qui vise aussi à sensibiliser sur le gaspillage alimentaire, la journée est ponctuée d’animations organisées par Mc Cain. L’an dernier, 700 kilos de pommes de terre ont été partagées entre la Banque Alimentaire du Pas-de-Calais et celle du Nord.   

glanage ok 2

Les bénévoles ont la main verte

A la Banque Alimentaire de Cholet, le partenariat va même plus loin : depuis 2013, Patrice, un producteur de kiwi et de pommes de terre, met carrément à disposition un terrain de 4 000 mètres carrés. « Il le prépare, prête le matériel nécessaire, et quatre bénévoles plantent puis surveillent la pousse de temps en temps », explique Bernard Rézeau, le responsable de l’antenne. Le ramassage a lieu fin août, avec des bénévoles et des bénéficiaires des associations partenaires. Cette année, une soixantaine de ramasseurs ont investi les champs pour récolter dix tonnes de patates, qui seront distribuées jusqu’en janvier-février. 

 

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